enregistrement
RU FR US
Cancer concerned ?Treatment todayEarly detectionMarker screeningCancersafe testCost & processProfessionals


Cancer du sein

 


Agnès Sorel, la « dame de Beauté », 15°siècle

Epidémiologie :
le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins, et ceci dans tous les pays développés. Son incidence : 1 femme sur 8 ou 9, suivant les pays. L’incidence continue de progresser à raison de 1 à 2% par an, mais la mortalité tend depuis uns dizaine d’années à se stabiliser, et même à décroître. Le cancer du sein reste un fléau social dans les pays occidentaux. Les pays les plus touchés sont les USA, Canada, Europe de l’ouest, Australie, Nouvelle-Zélande.
Il ne faut pas cependant surestimer le risque : une étude récente montre que c'est le cas de 89% des femmes, qui estiment que 49% des femmes feront un cancer du sein, alors que le chiffre exact est de 13%.

Les facteurs de risque :
si les causes précises du cancer du sein ne sont pas connues, on pense que ce cancer est la conséquence d’accumulations d’altérations génétiques, la plupart acquises au cours de la vie. Dans certains cas, ces altérations sont héritées d’un des 2 parents : on parle alors d’une prédisposition génétique au cancer du sein.
A ce jour, 2 gênes de prédisposition sont connus : BRCA1 et BRCA2, que l’on peut être amené à rechercher dans certains cas de cancers familiaux.
Les facteurs de risque essentiels sont les suivants:
-le sexe (100 femmes pour un homme), -l’âge, -les antécédents personnels et familiaux de cancer du sein, -les antécédents d’hyperplasie atypique révélés par des biopsies mammaires, -une vie gynécologique longue : puberté précoce, ménopause tardive ; -l’absence de grossesse ou grossesse tardive. D’autres facteurs ont été identifiés, mais porteurs d’un risque beaucoup moindre : -l’environnement (lieu de vie, position sociale, alimentation), -l’obésité dans l’adolescence, -prise de THS (traitement hormonal substitutif), -tabac, -alcool.

Développement :
si la nature exacte des phénomènes de cancérisation de la cellule mammaire normale nous échappe, l’histoire naturelle est bien connue : les cellules mammaires qui tapissent les canaux galactophoriques (pour conduire le lait) se multiplient, remplissent le canal, passent ensuite à travers la paroi du canal, et peuvent alors pénétrer dans les vaisseaux lymphatiques ou les vaisseaux sanguins, pour donner des métastases ganglionnaires ou dans tous les organes du corps. La tumeur grossissant devient visible en imagerie (mammographie, échographie, IRM) et des ganglions peuvent être palpables dans l’aisselle. Si la tumeur n’est pas traitée, elle peut s’ouvrir à la peau, les ganglions se prendre en masse, et les métastases poursuivre leur développement jusqu’à la mort du sujet.

Les symptômes :
ils sont habituels : apparition d’une boule dans le sein, avec possible rétraction de la peau en regard (petite ride ou creux), rétraction mamelonaire irréductible, écoulement sanglant par le mamelon, ganglions axillaires.

Le dépistage :
il est le gage d’une amélioration sensible des taux de guérison. Il se fait par la mammographie bilatérale, tous les ans ou tous les 2 ans au-delà de 40 ans ou 50 ans selon les pays. Il permet de trouver des tumeurs avant qu’elles ne deviennent palpables, donc à un stade encore plus précoce.

Le diagnostic :
il s’appuie sur la mammographie, l’échographie, l’IRM, et surtout par un prélévement soit par core-biopsie, soit chirurgical. Une nouvelle technique "lymphatic mapping and sentinel node biopsy" permet chez certaines patientes d'éviter la douleur et l'inconfort de l'éxérèse de la chaine ganglionnaire.
A noter la technique Américaine de "Sentinel Breast Scan" par InfraredSciences, NY.
Et le dosage des marqueurs tumoraux : ACE, CA 15-3, et maintenant Cyfra 21-1.

Le traitement :
il associe de plus en plus souvent chirurgie, radiothérapie et traitements médicaux. Ces traitements dépendent de chaque cas.
- chirurgie : la mastectomie totale (enlévement du sein) n’est plus réalisée que dans 30-40% des cas, la mastect. partielle représentant la très grande majorité. Le curage axillaire reste essentiel pour définir la stratégie des traitements médicaux. Il peut être plus économe (technique du ganglion sentinelle), pour les toutes petites tumeurs (inférieures ou égales à 10 mm) issues du dépistage. La reconstruction peut être proposée après mastectomie, différentes techniques sont possibles, les résultats actuels sont satisfaisants.
- radiothérapie : elle est indispensable en cas de traitement conservateur, indiquée dans certains cas< après mastectomie totale. Ses résultats actuels sont excellents, à la fois en termes cosmétiques (tt conservatezur), ou de survie globale (tt conservateur).
- les traitements médicaux adjuvants : indiqués en fonction des paramètres de la tumeur et des ganglions; il peut s’agir de chimiothérapie ou d’hormonothérapie. Le cancer du sein étant un cancer produisant très tôt des métastases, la chimiothérapie est souvent mise en œuvre. De nombreux traitements sont possibles, mais dans tous les cas, ils procurent une augmentation du taux de guérison des patientes.

La surveillance après traitement :
elle est indispensable, elle doit se faire à vie, à cause de la crainte des métastases. Elle doit comprendre au minimum : un examen clinique, une mammographie, et le dosage des marqueurs tumoraux : ACE, CA 15-3, Cyfra 21-1, tout cela annuellement. A noter que le Cyfra 21-1, marqueur exceptionnel, permet de détecter une rechûte éventuelle 6 à 12 mois avant les signes cliniques.
En cas de symptômes alarmants, d’autres examens peuvent être réalisés à la demande.

La prévention :
de nombreuses études sont en cours dans le monde entier. Il n’existe pas, pour l’instant, de PROTOCOLE APPLIQUE EN ROUTINE. Les techniques utilisées vont de la mastectomie bilatérale (formes familiales génétiques) à l’emploi de différents médicaments (Tamoxiphene, Raloxiphene, etc). Les résultats de ces études sont attendus avec impatience.

ATTENTION : si vous suivez un traitement ANTI-AGE, utilisant en particulier la DHEA, vous DEVEZ vous assurer qu'il n'y a pas de cancer du sein sous-jacent.

Les marqueurs tumoraux mentionnés ci-dessus font partie du panel de Cancersafe®test, il est hautement recommandé d’ effectuer régulièrement ce test, une fois par an.

Cancersafe® test
Acheter

 

haut